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Equilibre

 

 

"Se confronter aux positions d'équilibre nous fait comprendre immédiatement combien notre esprit est agité par des pensées et des peurs incessantes qui peuvent bloquer notre liberté d'expression physique, émotive et mentale en nous rendant instable et mal assuré. La première difficulté à observer est la "peur de se tromper" en général (dans notre cas, celle de ne pas réussir à garder l'équilibre en position et donc de tomber). Cet état d'esprit ne nous permet pas d'expérimenter complètement notre corps car une sorte de contrôle rigide s'active automatiquement et nous bloque en partie : nous n'amenons pas complètement le poids sur la jambe en appui, nous ne nous étirons pas complètement avec les bras et avec la jambe soulevée.

Cette situation "d'économie", de médiation, générée par la peur de ne pas réussir est l'ennemie de la pratique du yoga. Pour sa part, le yoga se nourrit du désir d'expérimenter les possibilités du corps et de l'esprit, avec cette attitude d'ouverture complète, de créativité et d'enthousiasme qu'ont les enfants qui apprennent à jouer avec leur corps. Il faut comprendre que toute erreur ou chute, de ce point de vue, est seulement un moyen de grandir.

Le travail sur l'équilibre part donc de la conscience de ces dynamiques mentales et de l'énorme influence de la respiration sur celles-ci".

 

Extrait de "Vivre le yoga" 


Posté le 16/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

L'esprit est infini





Si l'on comprend que l'esprit est comme l'espace: infini, clair, contenant tout, joie, amour et sagesse et que tout ce qui est négatif naît de l'ignorance et des impulsions négatives qu'elle engendre, alors à chacun de prendre conscience de ce merveilleux potentiel et de découvrir toutes les bonnes nouvelles qu'il a de toute façon déjà en lui! Les mauvaises disparaîtront et l'envie de cultiver les bonnes pour soi et pour les autres grandira! C'est en grande partie une question de vision des choses! Chacun en porte la responsabilité.


Par Colette Bodmer-cachard - Publié dans : Vie de tous les jours

Source : http://www.des-bonnes-nouvelles.org

Posté le 13/11/2009 | 8 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Des sourires aux quatre coins du monde



Nicolas Schmitt : Instants de sourires aux quatre coins du monde !

(Crédits Photos: Nicolas Schmitt)

Juriste de formation, Nicolas Schmitt a un jour décidé de tout plaquer pour parcourir le monde, sac à dos et appareils photos à la main.

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Explorer le monde et capturer des instants de vies et de sourires à travers plus de 70 pays et avec plus de 65 000 km parcourus au compteur !

Une très belle expérience humaine et bouleversante qui perdure depuis plus de 10 ans et que Nicolas Schmitt a rassemblé dans une exposition : "65 000 km par la route" présentée ce vendredi soir et demain (samedi) à la Bibliothèque Nationale de Luxembourg.

Point24 s’est entretenu avec ce globe-trotter d’instants de vies, à la rencontre des peuples :

Vous êtes juriste de formation, qu’est-ce-qui vous a poussé à tout quitter pour traverser le monde ?

C'est avant tout la recherche de sens dans la vie qui me taraudait. Je quittais le tribunal pour enfants où je fréquentais au quotidien les horreurs que peuvent produire des Hommes, et j'habitais aux Etats-Unis où je fréquentais pour mon travail des gens très fortunés qui ne parvenaient pas non plus à donner du sens à leurs vies. C'est dans cet état d'esprit que je suis parti : allez voir autour de la planète, de quelle manière d'autres trouvent le sens et la joie dans leur vie.

Toutes vos photos respirent la gaité et la joie de vivre, des enfants aux parents ! Pensez-vous qu’à travers vos photos... changer les idées d’une ou deux personnes c’est déjà un peu changer le monde ?

On nous montre toujours dans les médias, des cris, des pleurs et de la souffrance à travers le monde. Alors bien sûr les gens souffrent, il y a les guerres, les conflits, les conditions de vies souvent déplorables… mais je voulais aussi apporter mon témoignage: à travers le monde, j’ai pu rencontrer des gens qui parvenaient à dépasser leurs difficultés en s'alimentant avec un optimisme volontariste et qui avaient cette capacité à profiter de chaque instant de bon temps. Et c’est leur grande force ! Je pense qu'on peut tous y trouver une source de plaisir ou d'inspiration.

Vous voyagez toujours seul ?

Non, je suis toujours accompagné par une personne, déjà par sécurité et de plus, on peut plus partager de choses avec les gens quand on est à deux. Et puis… pour notre épanouissement personnel c’est toujours mieux de faire partager ses rencontres qui sont tellement enrichissantes.

Qu’est-ce-qui vous a le plus marqué dans tous vos voyages ?

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la générosité de ceux qui n'ont pas grand chose et qui n'hésitent pas à vous le donner. La capacité que l'on trouve à vivre davantage dans l'ETRE et très peu dans l'AVOIR. Cette sensibilité à l'autre qui rend les gens plus ouverts au monde, à la douceur, à ce qui finalement est essentiel.

Est-ce-que comme Steve Mc Curry*, vous allez retourner dans quelques années revoir certaines de ces personnes que vous avez photographié ?

Non, même si effectivement cela me ferait très plaisir, pour moi ce n'est pas le but. La magie de toutes ces rencontres c'est qu'elles ont été vécues dans l'intensité du présent. Ces rencontres appartiennent au temps, je ne souhaite pas les retenir ni les retrouver. Par contre elles me donnent aujourd'hui l'envie et la joie de créer de nouvelles rencontres avec d'autres, qui soient aussi des échanges "pleins". C'est une force.

A quand la prochaine expédition alors ?

Pour l’instant je fais un petite pause, j'en profite pour partager ces expériences du monde avec d'autres, à travers des conférences, des livres aussi. C’est très enrichissant de voir les réactions et les retours des gens.

"Sourires du Monde" premier beau livre pour les enfants qui leur explique par la beauté, la richesse des cultures du monde et "Sourires et Bonheurs des 4 coins du monde" qui présente cet Hymne à la Joie tout autour de la planète. L'occasion d'en reparler une prochaine fois...

Propos recueillis par Céline Agnès


*(Steve Mc Curry qui avaient bouleversé la planète avec cette photo de cette femme afghane aux yeux verts et au regard transcendant qui avait fait le tour du monde en faisant la couverture du magazine « National Géographic)


Très joli témoignage recueilli sur www.point24.lu

Surtout ne vous privez pas d'une visite sur le site de Nicolas Schmitt...
Du bonheur !!!


Posté le 13/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Passer à l'action



« Quoi que vous pensiez ou croyez pouvoir faire, faites-le.
L'action porte en elle la magie, la grâce et le pouvoir. »


GOETHE

Posté le 13/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Enfants et enseignements



« [...] Un enfant peut toujours enseigner trois choses à un adulte

     
- être content sans raison
     
- s'occuper toujours à quelque chose
     
- et savoir exiger, de toutes ses forces, ce qu'il désire. »

          
Paulo Coelho, "La cinquième montagne"



Observez bien les enfants !
Ils nous enseignent beaucoup plus de choses que nous ne pourrions l'imaginer.



Posté le 12/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Vivre et apprendre


«Vis comme si tu devais mourir demain.
Apprends comme si tu devais vivre éternellement»

Gandhi

Posté le 11/11/2009 | 7 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Femme, pensée, amour



 " Une femme qui ne pense à rien, pense à l'amour."

Alain Bertrand
dans "On progresse"


Posté le 10/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Un jour, la gentillesse

 

13 novembre journée de la gentillesse

Psychologies magazine et le quotidien Métro lancent en France la journée de la gentillesse le 13 novembre prochain.
L'individualisme roi et le chacun pour soi ont vécu : en ces temps de crise, nous avons besoin de liens et de solidarité pour faire face. La gentillesse est devenue une nécessité. C'est pourquoi Psychologies lance en France la Journée de la gentillesse. Ce jour-là, montrons que c'est une intelligence, et même une force. Ayons le courage de défier le cynisme, de dépasser nos inhibitions et de changer nos comportements. Faisons comme notre journaliste, qui a testé pendant vingt-quatre heures quelques unes des mille idées pour réussir cette journée. Inspirons-nous du psychiatre Christophe André, qui nous raconte pourquoi il a choisi cette philosophie de vie, et fions-nous à la science, qui nous prouve ses bienfaits sur notre santé et notre longévité .

Le 13 novembre, osons être gentils sans a priori !

Extrait de Psychologies Magazine de Novembre 2009

 

Alors, vendredi, pensez-y et soyez ENCORE plus gentil(le)s que d'habitude... et vous verrez qu'on vous le rendra !

 


Posté le 08/11/2009 | 5 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Retraites de rêve

 

Great Yoga RetreatsHolistic Hatha Holidays

Vous cherchez des vacances tranquilles qui vous détendent, vous revigorent et vous inspirent ?
Alors essayez une retraite de yoga. Même si vous ne trouvez pas l'illumination, vous en reviendrez avec une mine rayonnante. Les yogis comprennent l'influence positive des décors naturels et du feng shui sur le corps, l'esprit et l'âme; quant à la cuisine bio (presque toujours végétarienne) servie dans la plupart des retraites, elle vous aidera à vous sentir plus légers et purifiés. Que vous partiez seul, à deux ou en groupe, vous vous y sentirez toujours en agréable compagnie. Angelika Taschen a trouvé les plus belles et le plus stimulantes retraites du monde, de l'hôtel de luxe exotique au Bhoutan à l'âshram spirituel en Inde, en passant par une ferme toscane ou un centre balnéaire au Mexique. Mais prenez garde: le yoga devient vite un art de vivre. Vous risquez ensuite d'organiser toutes vos journées et vos vacances autour de sa pratique.

Vous découvrirez entre autres dans ce livre le Parmarth Niketan Ashram à Rishikesh, berceau du yoga, une des villes saintes au bord du Gange et lieu de pèlerinage où les Beatles séjournèrent dans le âshram Maharishi en 1968 ; Yogamagic, une retraite écologique à Goa au bord des eaux tranquilles de l'océan Indien. L'Italie n'est pas seulement une destination culturelle et culinaire mais attire également les fervents yogis: Il Convento, en Toscane, et Santa Maria del Sole, dans les Pouilles, offrent un équilibre parfait entre le yoga et la sensualité de l'art de vivre italien. L'Esalen Insitute à Big Sur, une destination new age légendaire offrant des cours de yoga et bien plus, avec quelques 500 ateliers spirituels et corporels. Le Bikini Boot Camp d'Amansala à Tulum au Mexique conjugue plage et yoga.

Séduit ? Et bien rêvez maintenant...

http://www.taschen.com/lookinside/04952/index.htm

 

Père Noël, si vous ne savez pas quoi m'offrir... Commencez par le livre...


Posté le 06/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Se libérer


« Tant qu'on ne s'est pas laissé soi-même, tout est prétexte à attachement. »

Jean-Yves LELOUP

Posté le 06/11/2009 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Le yoga apprend à devenir soi-même


“Le professeur enseigne ce qu’il sait.
Le maître transmet ce qu’il est.
L’élève apprend à devenir lui-même.
"

Extrait du livre ”Le yoga de Davina”

Posté le 06/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Laissons s'ouvrir nos poings...


« Une main ouverte est cachée au creux de tes poings.... »

Jean-Yves LELOUP

Posté le 06/11/2009 | 0 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Difficulté ?... mode d'emploi


« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas,
mais c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. »


SENEQUE

Posté le 06/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Enfants et cancer - Leçons de vie


Enfants et cancer - Leçons de vie
Jean-Marie Montali - Avec l'aimable autorisation du Figaro Magazine


Photo de l'article : Enfants et cancer - Leçons de vie Il n'y a plus qu'un rayon de soleil emprisonné par le store baissé : la lumière glisse lentement sur le mur de la chambre, puis se pose, sans vraiment l'éclairer, sur le visage de Clara*. Clara dort. Elle a 17 ans et va bientôt mourir. Parce que le cancer tue aussi les enfants. Michèle, sa maman, se tient là, très droite à côté du lit, et lui parle encore d'une voix très douce, même si elle semble s'adresser à son visiteur :
- Quand elle est inconsciente, dit-elle, elle ne souffre pas. Alors je suis contente. Vous savez, le jour où j'ai appris qu'elle était malade, j'ai pensé que ce n'était vraiment pas juste. C'est une chose terrible que d'être obligée d'accepter ça. Depuis ce jour, plus rien d'autre ne compte que ma petite fille : j'ai arrêté de travailler pour rester avec elle et pour l'accompagner jusqu'à ce qu'elle parte. Mais ce jour-là, je voudrais qu'on soit à la maison, pas à l'hôpital.
Un silence, le temps d'une caresse sur le visage endormi. Et puis :
- Je ne peux pas me plaindre. Elle a été heureuse, finalement : elle a été hospitalisée le 27 octobre de l'année dernière. On lui a donné le droit de se battre, et de vivre un an debout. Ici, c'est d'abord la vie, et je leur serai éternellement reconnaissante pour ça.
Ici, c'est le cinquième et dernier étage de l'Institut Curie, rue d'Ulm, à Paris. C'est l'étage du service de pédiatrie oncologique. L'étage des enfants cancéreux. Un long couloir, encombré de tricycles et de jouets, les murs tout bariolés de dessins d'enfants, et des portes roses : cannelle, baobab et pirouette, capucine, berlingot et vanille, toutes les chambres portent un nom. Il y a une vingtaine de chambres. Le visiteur, pâle comme un mouchoir du dimanche, croise un enfant, criblé d'aiguilles et de perfusions, qui tire derrière lui une potence mobile en tapant dans un ballon de mousse jaune et noir.
- Salut !
L'attelage glisse en silence, dépasse un billard électronique, contourne des fauteuils où sont vautrés quelques ours en peluche puis ralentit, le temps que l'enfant attrape une cassette vidéo sur une étagère, et tourne enfin, là où le couloir fait un coude, vers la salle de jeux. C'est une grande pièce, dont les baies vitrées donnent sur une terrasse d'où l'on peut voir la tour Eiffel et la tour Montparnasse. Trois gamins perfusés jouent avec Corinne Fel au milieu des jouets épars, des puzzles et des livres qui grimpent jusqu'au plafond. Corinne est l'éducatrice responsable de cette salle.
- Ce n'est pas seulement un lieu de plaisir où les enfants oublient leur maladie, dit-elle. Pour eux, venir ici jouer avec d'autres et participer aux différents ateliers permet de rompre l'isolement lié à la maladie et de continuer ainsi une vie sociale.
Le visiteur file, incapable de soutenir le regard de ces enfants malades qui savent déjà tellement ce qu'est la souffrance.
Le bureau de Jean Michon est à peine plus grand qu'une cabine téléphonique. Le Dr Michon est le patron du service de pédiatrie oncologique de l'Institut Curie, créé il y a vingt-cinq ans par le Pr Jean-Michel Zucker.
L'Institut Curie est une fondation privée reconnue d'utilité publique en 1921, dont le service des enfants cancéreux traite chaque année environ 200 petits malades. Il existe en France 34 unités de ce type, fonctionnant toutes sur le même modèle. Et chaque année en France, presque 2 000 enfants et adolescents, âgés de 0 à 18 ans, sont atteints de tumeurs malignes. Tumeur maligne ? Le cancer. Des enfants ont le cancer.
- C'est une maladie « pas d'chance » dont personne n'est responsable, précise le Dr Michon, et qui est due à la multiplication de cellules nées à partir d'une anomalie brutale sur un gène constitutionnel.
Pour dire les choses clairement, personne n'est responsable des cancers provoqués par les tumeurs solides (deux tiers des cancers de l'enfant) ou liquides (la leucémie, par exemple). Il existe ainsi, en ce qui concerne les tumeurs solides, de 30 à 40 diagnostics différents en fonction de la localisation et du type de tissus atteints. Mais les cancers héréditaires sont exceptionnels, et ne concernent qu'une petite partie des rétinoblastomes (tumeurs embryonnaires de la rétine). Il n'existe pas non plus d'étude sur le rôle des facteurs environnants dans le développement de la maladie. La seule chose dont on est sûr, c'est que les parents n'en sont pas, n'en sont jamais responsables.
- Et pourtant, explique Michèle Delage, psychologue clinicienne à Curie depuis dix-sept ans, les parents culpabilisent presque toujours lorsqu'ils apprennent le mal de leur enfant. D'ailleurs, en parlant du diagnostic, beaucoup de parents parlent du « verdict » et disent que le «couperet est tombé », comme s'ils avaient une faute à payer.
Dans son bureau – que les enfants ont baptisé le « bureau des secrets » –, Michèle Delage est là pour écouter les parents, mais aussi les enfants qui soudain comprennent qu'ils ne sont pas invulnérables et qu'ils peuvent aussi mourir. Dans une telle situation, l'importance thérapeutique de l'aide psychologique est indiscutable. Car tous, bien sûr, se posent la question que le visiteur ose à peine formuler :
- Un enfant cancéreux peut… Enfin, est-ce qu'il a des chances de guérir, de s'en sortir indemne ?
- Mais bien sûr,
répond le Dr Michon. Des progrès considérables ont été réalisés. Les jeunes réagissent très bien aux traitements tels que la chimiothérapie, et aujourd'hui le taux de guérison des cancers de l'enfant est d'environ 75 %.
Trois gamins sur quatre donc guérissent. Mais le quatrième… Le cancer est aujourd'hui encore la deuxième cause de mortalité chez les enfants et les adolescents de moins de 15 ans. Mais à l'étage pédiatrique de l'Institut Curie, on ne parle pas de la mort. Jamais. On dit parfois qu'un enfant « part », tout simplement. Et lorsqu'il guérit, il « quitte » l'hôpital. Dans cette maison, on aime la vie, et c'est pour elle qu'on se bat en refusant toujours de croire qu'un cas est désespéré. La règle, c'est qu'un enfant, même malade, reste un enfant avec cette formidable envie de vivre.
- On peut donc en sortir intact et vivre normalement après avoir été traité pour un cancer ?
- Demandez-le lui, elle vous répondra.
Une très jolie jeune femme, 25 ans peut-être, est là, entourée de quelques infirmières. Il y a une dizaine d'années, elle a été soignée ici pour une tumeur. Aujourd'hui, elle vient présenter son fils, né au début du mois d'août. La vie, donc.
Alors, le visiteur reprend des couleurs et se sent assez de courage pour retourner dans le couloir. Ce couloir qu'arpentent des enfants toujours habillés, jamais en pyjama, parce qu'on ne se promène pas dans la vie en pyjama. Malades du cancer ? Et alors !
Ici, on ne respecte que la vie des enfants, et tout est fait pour la préserver. Des clowns et des musiciens viennent même régulièrement à Curie pour les distraire. Les petits cancéreux vivent, ils jouent et… vont à l'école. C'est une petite classe médicalisée qui peut accueillir six élèves et dont l'objectif est de les maintenir à niveau.
- C'est aussi un bon moyen pour que les petits hospitalisés ne soient pas coupés du monde extérieur, explique l'enseignante, Bénédicte Sylvestre. L'école, c'est la vie sociale des enfants, c'est un repère très important, d'autant qu'on essaie de sauvegarder les liens avec leur établissement d'origine. Mais bien sûr, ici, l'acte d'aller en classe est volontaire. Mais on considère qu'un enfant en âge scolaire doit aller à l'école si son état de santé le permet.
Des cours particuliers sont également dispensés par des enseignants volontaires aux malades qui ne peuvent pas quitter leur chambre. C'est qu'on pense à l'avenir, quand, une fois guéri, il faudra bien retourner à l'école… Et c'est de l'avenir encore dont parlent les enfants, à l'image de la jolie Cécile, qui, à 15 ans, sait déjà ce qu'elle fera plus tard.
- Chirurgien ! C'est important de soigner les autres.
Mais à l'Institut Curie, le plus extraordinaire ce ne sont pas ces bruits tellement étranges pour un hôpital, ces rires ou cette musique, ni même cette odeur de gâteaux qui, chaque mercredi – le jour de l'atelier pâtisserie –, chatouille l'appétit des enfants. C'est la tendresse. Cette infinie tendresse qui secoue l'âme du visiteur et que l'on perçoit à chaque instant. L'amour des parents bien sûr, qui viennent quand ils le veulent et sacrifient souvent leur emploi du temps pour rester auprès de leurs enfants. Mais aussi celui du personnel soignant. Il faut entendre parler Françoise Henry ou Delphine d'Hérouville, infirmières puéricultrices principales, il faut écouter Dominique Nezan et toutes les autres infirmières parler des enfants pour comprendre à quel point ces gens sont solides et avec un cœur gros comme ça. Il faut voir Armelle Lapous, l'une des auxiliaires puéricultrices, prendre un enfant malade dans ses bras avec des gestes d'une douceur inouïe, il faut la voir encore embrasser une maman pour comprendre qu'au cinquième étage de l'Institut Curie, l'amour aussi fait partie de la thérapie.

Photo(s) © Eric Bouvet

Source : http://www.curie.fr/home/presse/jic_article.cfm/lang/_fr/jic_article/221.htm



Cet article se passe de commentaires, le lire remet les idées en place, relativise nos petits bobos et surtout nous donne foi.


Posté le 04/11/2009 | 7 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Laisser l'autre être l'autre

 
« Laisser l'autre être l'autre, ne plus l'accabler de désirs ou de conseils
mais écouter l'union et la différence. »

Jean-Yves LELOUP

Posté le 30/10/2009 | 5 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

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